mardi 15 septembre 2009

Combien y-a-t-il de langages de reconnaissance ?

À part aimer lire des œuvres non romanesques sur les affaires et la psychologie, j'aime aussi lire des livres sur le développement personnel et l'amélioration du couple.

Quelques-uns parmi vous connaissez peut-être l'œuvre à succès de Gary Chapman Les cinq langages de l'amour qui traite essentiellement du couple.

Selon ce livre, nous avons tous un langage primaire de l'amour et nous utilisons peut-être le mauvais pour communiquer avec notre conjoint. Il a identifié les cinq langages de l'amour que voici :

  • Paroles valorisantes
  • Moments de qualité
  • Les cadeaux
  • Les services rendus
  • Le toucher physique

Je crois que des principes similaires s'appliquent au domaine de la reconnaissance en ce sens qu'un geste de reconnaissance significatif pour une personne ne veut rien dire pour une autre.

Mes découvertes traitent de quatre aspects de la reconnaissance par rapport aux langages actuels, à savoir :

  • "Écoute diligente" - Écouter attentivement
  • "Langage de reconnaissance" - s'exprimer avec des mots de reconnaissance significatifs et spécifiques
  • "Actions dignes d'éloges" - faire preuve d'altruisme
  • "Reconnaître" - prendre le temps de donner les bonnes choses aux gens

Tandis que les recherches se poursuivent afin de démontrer les différentes préférences des gens en matière de reconnaissance, je me demande si nous parlons présentement un langage de reconnaissance différent ?

Qu'en pensez-vous ? Parlons-nous différents langages de reconnaissance ?

La théorie des perspectives et la reconnaissance

J'ai écouté le Dr John Oesch de la Rotman School of Management parler de cinq idées inusitées relatives au changement sur le Strategic Capabilities Network à Toronto aujourd'hui. Ses observations ont été une introduction stimulante sur la façon d'améliorer la gestion du changement dans nos organisations.

Lors de sa présentation, il a parlé de la théorie des perspectives développée par le Dr Daniel Kahneman de l'Université Princeton. Oesch associait cette théorie au changement et sur la façon dont nous pouvons l'appliquer. Mais dans ma tête j'ai vu l'impact de la théorie sur la reconnaissance des employés et j'ai eu une meilleure compréhension des processus d'évaluation des gens.

Sur la base de constats empiriques, la théorie des perspectives décrit la manière dont les personnes évaluent leurs perspectives de perte et de gain. Dans la formulation originale de la théorie, le terme perspective se référait aux résultats de la loterie.

En principe, la théorie des perspectives suggère une relation intéressante entre la valeur objective (quantifiable) et la valeur subjective (qualitative). En conséquence, les pertes ont davantage d'impact émotionnel qu'un montant de gains équivalent, ce qui explique peut-être la raison pour laquelle les gens quittent les organisations où il y a peu ou pas de reconnaissance parce qu'ils en feront davantage pour éviter la douleur ou la perte. En même temps, dans les organisations où la reconnaissance est bien présente, après avoir reçu beaucoup de reconnaissance, le degré d'avantage perçu soit la valeur subjective diminue au fil du temps. En fait, ça prendrait beaucoup plus de reconnaissance pour équivaloir à la perte ressentie et au manque de reconnaissance.

La théorie des perspectives pourrait laisser entendre que les pertes ou le manque de reconnaissance pèsent plus lourd qu'un niveau équivalent de reconnaissance.
Je n'ai pas trouvé d'études équivalentes sur les récompenses et la reconnaissance mais c'est ce que j'avais en tête après la présentation du Dr Oesch.